Isabelle m’a envoyé son histoire par courriel et j’ai tout de suite été charmée et inspirée. Je savais que je devais partager son histoire. Merci Isabelle et je te souhaite une belle continuation dans l’atteinte de tes objectifs!
Bonne lecture :-)
Nom: Isabelle
Groupe d’âge: 35-39
Maman d’une fillette de 10 ans et d’un garçon 7 ans
Cours depuis: 2 ans, mais l’été 2010 fût la première saison où j’ai participé à des courses en 2010. Je me classe donc dans la catégorie «rookie» (plus cool que débutante, non?).
Club: je ne fais pas partie d’un club mais j’ai un entraîneur. J’envisage peut-être de joindre le club de Trois-Rivières en 2011, question de socialiser un peu.
Distance préférée: Comme je n’ai fait que 5 courses (4×5 k ; 1×10 K), je suis embêtée mais chose certaine, j’ai adoré le 10 k que j’ai fait à Bécancour.
Prochain objectif: Faire au moins 3 triathlons sprints en 2011
Les PB:
5km: 24 min. 30s
10km: 52 min. 58s.
Mantra:
1- Quand Dieu créa le temps, il en créa suffisamment.
2- On a toujours le choix dans’ vie.
La course à pied
Sous les conseils d’une travailleuse sociale (vous verrez plus bas pourquoi j’ai déjà eu des visites de ce genre chez moi… ) qui me demandait ce que j’aimerais vraiment faire pour moi, je me suis mise à marcher, puis à courir. Ça remonte à 2006. C’était pratique et accessible. Je le faisais pour me sentir bien, sans autre but. En avril 2010, une éducatrice du service de garde de l’école de mon fils m’a challengé à m’inscrire à la Virée du Maire de Trois-Rivières. Je pensais que c’était réservé à une élite ces affaires-là. Faux! A partir de ce moment, plus question de baisser les bras, je venais de m’engager. Je me suis rendu compte en préparant cette course que c’était très motivant de poursuivre un objectif précis et ô combien satisfaisant de l’atteindre. Passée la ligne d’arrivée, j’étais accro. J’ai donc poursuivi, en améliorant mes temps à chaque course. Je suis fière de ma première saison. La course, c’est juste pour moi, mon cadeau à moi de moi. Et c’est la première fois depuis que j’ai les enfants que j’ai autant le goût de m’investir dans une passion. Ça, ça n’a pas de prix.
Le triathlon
Et le triathlon ? Ben c’est un rêve que je caressais dans ma phase «courir sans but» et peut-être avant sans n’avoir rien fait de concret pour le réaliser. Je me gardais bien de le partager, sinon, j’aurais été prise pour le faire…Alors en août 2010, j’ai fait une femme de moi : je me suis trouvé un entraîneur qualifié et j’ai débuté à m’entraîner un peu plus assidûment. Pour 2011, je vise à faire 3-4 triathlons sprints. Après, je dirais que mon objectif à moyen terme est de faire durer cette passion, d’y trouver du plaisir et de m’améliorer.
Conciliation
Loi de Parkinson : Le travail, les tâches ménagères, les soirées télé, le magasinage, le niaisage, etc. s’étalent de façon à occuper le temps disponible pour leur achèvement. Donc, comme je suis une maman qui travaille à temps plein, j’essaie de caser env. 7 h d’entraînement (sans les déplacements) souvent après les dodos en étant mieux organisée. C’est fou ce que je fais la vaisselle plus vite quand je sais qu’il faut que quitte la maison à 19 h 30 pour compléter ma séance de natation avant que la piscine ferme à 21 h ! L’été, j’aime bien me lever tôt mais l’hiver, j’ai pas le cœur de sortir au froid et à la noirceur le matin. L’autre aspect de ma réalité, c’est que mon plus jeune a une déficience intellectuelle moyenne. D’où le soutien de la travailleuse social à un moment donné de notre parcours familial. La déficience intellectuelle, ça change pas le monde sauf que… c’est très facile de sentir coupable de prendre du temps pour soi quand on a un enfant différent. Quand mes enfants étaient bébés, je me disais : «Je m’entraînerai plus sérieusement quand les enfants seront plus vieux et plus autonomes, blablabla…» Mais j’ai réalisé un moment donné que je ne pourrai probablement jamais laisser mon garçon sans surveillance… alors pourquoi attendre ? Et pourquoi lui faire porter la responsabilité de ne pas avoir réaliser l’un de mes rêves ? Je me compte chanceuse, mon fils ne présente pas d’handicap physique, ni de problèmes de santé et a un bon tempérament. Il est généralement de bonne humeur, charmeur et je peux le faire garder facilement, au besoin. Et en 2011, il ne me dira peu-être pas «Bravo maman! » puisqu’il ne parle pas mais il fera sa première course de 1km, parole de maman!
Un moment mémorable
À ma première course «entraînée», toute ma famille (sœur, frère, leurs conjoints, 4 neveux et nièces, mes parents, mes enfants, mon conjoint, l’éducatrice du service de garde (un ange et mon amie maintenant) et son chum) sont venus m’encourager un beau dimanche matin d’automne à 3-4 celcius avec un p’tit vent (y faisait frette en cliss). En attendant le départ, les voilà qui sortent une espèce de pancarte en carton qu’ils avaient préparé à mon insu et ils criaient à tue-tête :«Let’s go Isa!» Petite mise en contexte : Trois-Rivières, c’est pas le Marathon de Montréal, là; ce genre de cheerleading ne passe pas inaperçu! Les autres coureurs me regardaient en souriant, j’étais gênée mais en même temps si contente de les voir tous réunis. Et j’ai atteint mon objectif, soit de passer sous la barre des 25 min. au 5 k.
Le support de sa famille
Mon conjoint m’encourage et est d’une grande aide, particulièrement avec notre fils. Il adore jouer au golf et j’ai hâte que le printemps arrive parce que mon compte de «airelousse» est pas mal à sec. Ma fille, une nageuse synchro passionnée par son sport, m’a accompagné à plusieurs courses pour faire le 1 k. On y rencontrait des amis de l’école, c’était familial et amusant. J’aime discuter avec elle de mes entraînements. Un jour où je n’avais pas réussi à atteindre des temps en natation et lui partageant ma déception, elle me dit tout bonnement : «Maman, tu fais ça pour le plaisir!». Et vlan! La vérité sort définitivement de la bouche des enfants. Elle se permet aussi de me faire des commentaires sur ma technique de nage (sers-toi plus de tes jambes, maman!) et sur mes entraînements (la godille de ton entraîneur, c’est même pas de la vraie godille!). Trop cute!
Sa plus grande source de motivation
Les efforts que je consacre chaque jour pour m’entraîner: les efforts physiques, mais aussi la logistique et les choix faits pour réussir à caser chaque séance. Pas question de revenir en arrière.
À mon tour de dire Let’s go Isa! Chapeau, tu es très inspirante et j’aimerais aussi savoir comment ce sera déroulé la course de ton fils. Dis-lui qu’à mon prochain entraînement de course je vais penser à lui et sa course de 1km.
Pour la course, ça va aller au printemps, donc patience…! Probablement qu’il finira la course à la marche ou dans mes bras; il n’a pas une très grande endurance et je ne suis pas certaine qu’il comprend le concept plutôt abstrait de «course». Mais on s’en fout, l’idée est de prouver que c’est pas parce qu’ils ont une DI que ces enfants peuvent pas faire la même chose que les autres et qu’ils ont leur place dans notre societé. Et merci pour les encouragements! :)
C’est à mon tour: Let’s go Isa!!! Ton histoire est une source d’inspiration garantie, merci de nous la partager (Et merci à toi aussi Sylvie!!!). C’est vrai, comme tu le dis, que prendre du temps pour soi soulève toujours un peu de culpabilité (ouin… des fois beaucoup…). Par contre, ton sport te permet de te sentir en forme, ça génère du dynamisme et de l’énergie, et tes enfants, ainsi que ton entourage, ne pourront qu’en bénéficier. Tu seras aussi une source d’inspiration pour eux. J’imagine le sourire que ton fils aura au visage (et que dire du tien!!!) lorsqu’il fera sa course!!! Wow!!!
Comme tu fais de belles rencontres Sylvie! Ton blogue est la preuve que beaucoup plus de personnes qu’on le croit ont une histoire extraordinaire. J’adore ces portraits, ils me motivent tellement.
Je me sens réellement privilégiée !!
L’horaire d’une maman sportive qui travaille à temps complet, c’est un véritable casse-tête! Je ne peux pas m’imaginer quand il faut en plus se déplacer pour aller à la piscine et quand la famille pose des défis supplémentaires. Chapeau, Isabelle, et bonne chance pour tes objectifs cette année!
Let’s go Isa, let’s go Isa! Nous ne sommes pas là à toutes tes courses mais rappelle toi toujours la pancarte… Je t’aime!
Quelle belle histoire. Vraiment Isabelle, j’ai été touchée. Je te souhaite une année remplie de merveilleuses surprises. Sylvie? Qu’est-ce qu’on ferait sans tes belles histoires. :O)