Dans ma série de mamans sportives, vous avez peut-être au la chance de lire l’histoire de Caroline. Cette maman de trois enfant qui était sur le point de courir son premier marathon à Niagara Falls. À ma demande, elle a eu la gentillesse (voir générosité) de partager son expérience ici, pour vous, pour nous.
Merci et félicitation Caroline.
Bienvenue dans la belle famille de marathoniens !!!
Bonne lecture!
« J’ai finalement fait mon 1er marathon le 24 octobre dernier à Niagara Falls.
Et oui… je ne suis plus une maman à l’aube de son premier marathon mais bien une maman marathonienne! Me revoici donc avec quelques impressions et photos!
Cette expérience restera à jamais gravée dans mes souvenirs! Et, comme pour plusieurs, je ne suis pas arrivé à la ligne de départ et d’arrivée sans embûches!
Période pré-marathon :
J’ai assez bien suivi mon plan d’entrainement (disons à 90%) que j’ai trouvé sur le site du Marathon de Montréal et adapté à mon horaire. Pas de coach ni d’équipe, mais des lectures à droite et à gauche, mon feeling, ainsi que quelques conversations avec le proprio de ma boutique d’équipements de course.
Par contre un voyage à l’extérieur du pays du 24 septembre au 8 octobre ne fut pas l’idéal pour ma préparation. Les visites, la non-connaissance des lieux, les bons vins et l’envie de profiter du moment présent ont sérieusement empiété sur les dernières semaines de mon entrainement!
La semaine précédente le marathon a aussi été riche en émotion, une de mes filles ayant eu un pépin de santé (maintenant résolu heureusement). Mon cœur n’y était plus, j’avais juste envie de rester tranquille à la maison… jusqu’à ce qu’elle me dise:
“Maman, je vais bien. Va courir ton marathon.”…. J’ai donc réservé des billets d’avions (question de ne pas s’épuiser à faire la route) et nous sommes finalement partis samedi matin pour Niagara Falls!!!
Le Jour J
Bouffée d’émotions le matin, seul alors qu’il faisait encore noir, avec une gang de marathoniens/futur-marathoniens anglophones, dans l’autobus jaune nous transportant à la ligne de départ à Buffalo.
J’y étais, enfin!
Tous ces matins à courir seul. Tous ces samedi soir à ne pas prendre de vins en prévision de ma longue sortie du dimanche… J’allais enfin vivre, ce pourquoi, je mettais tant de temps depuis des mois, voire des années.
Les 29 1er km furent faciles!! Ça allait bien, j’avais un rythme très constant de 6 min/km et mes fréquences cardiaques étaient aussi très stables. Le paysage était magnifique et la température était parfaite! J’étais heureuse.
Les km 30 à 38 furent terribles!!!
Difficile…. long… j’ai du crier à ma tête d’arrêter de me parler et de juste courir!
« Tais toi et cours! » Je ne sais combien de fois j’ai du me le répéter… tel un mantra.
Je me demandais pourquoi j’étais là et je ne voulais plus jamais faire de course à pied de ma vie!!!
Je me suis mise à compter en miles (car il y a moins de miles que de km) ;-))).
Je me suis rappelé ce que j’avais déjà fait et j’ai couru les miles 20, 21 et 22 pour chacun de mes enfants, je me suis même mise à chanter à voix haute des chansons « un peu quétaine » (seigneur!!!) et à un moment donné j’ai même eu la folle envie d’enlever mes souliers (ce que je n’ai heureusement pas fait!!)
Évidemment, ma vitesse à diminuer passant en moyenne à plus de 7 min /km et mes fréquences cardiaques ont pris la direction inverse et ont augmenté!
Le mur???
Je ne crois pas l’avoir frappé! Je m’étais vraiment très bien alimenté les 3 jours avant la course. J’ai bien géré la prise d’eau, gatorade et gel durant le marathon et je n’ai eu AUCUNE crampe, aucune douleur musculaire significative, aucune lourdeur comme on en a des fois en entrainement… Juste beaucoup de fatigue mentale et physique mais rien pour m’empêcher de mettre un pas devant l’autre….
Peut être bien la chance du débutant! :-))
Passé le km 38 j’ai réalisé que j’arrivais à la fin…. que j’y arriverais.
J’ai retrouvé la foi, le plaisirs et même de la vitesse.
J’ai sprinté le plus que j’ai pu en traversant la ligne d’arrivée. Quel bonheur d’entendre le commentateur dire: “Caroline Soucy from Quebec”!!!!!!!
J’y étais, j’avais réussi. Dès lors, je pouvais dire : « Je suis marathonienne ».
Temps: 4h32m46s… j’espérais 4h30 pour un premier. Je crois que je peux dire objectif atteint!!!
Période Post-marathon:
Deux jours à marcher en robot et à avoir peur quand je voyais un escalier que je devais descendre. Pas de fatigue excessive et un sourire béat dans le visage pendant quelques jours.
Sincèrement je suis surprise de ma bonne récupération!!!
Je n’ai pas couru de la semaine question de permettre à mon corps de bien récupérer et, j’avoue, je me suis permise de manger sans compter!!!
La suite?
Après la course… j’ai annoncé à mon conjoint que j’étais extrêmement fier de moi mais que je n’étais plus intéressé à faire de marathon.
Lundi 25 octobre… j’affirmais encore que je ne ferai plus de marathon… trop long, trop difficile, trop d’investissement de temps.
Mardi 26 octobre… j’analysais ce que j’aurais du faire autrement lors de mon d’entrainement spécifique et je me disais que le Toronto’s Waterfront en octobre 2011 serait un bel endroit pour le prochain!!! »



Félicitations. C’est une belle réussite de l’avoir complété. On se pose toujours des questions avant, pendant et après le marathon et ton récit le démontre bien. Bonne période de récupération.
Luc
Je suis vraiment très heureuse de lire ton histoire !
Félicitations pour la réussite de ton premier marathon :-)
Bravo! et encore bravo! J’ai aussi fait mon premier marathon cette année avec le même objectif de temps et le même temps à l’arrivée… au Toronto Waterfront. Il parait que le premier marathon est le plus mémorable, à suivre…
Merci de vos commentaires.. et de vos félicitations!
Je ne sais pas si ce 1er sera le plus mémorable mais, assurément, il restera gravé à jamais dans mes souvenirs.
Te lire n’est ni plus ni moins qu’une motivation pour moi qui a décidé de ce lancer dans l’entraînement ll y a un mois, dans le but de réaliser mon premier marathon à Montréal!!!
En espérant lire tes propos sur ton deuxème marathon! :)