J’ai rencontré Annick en quelque part sur la route, sur deux roues, pendant une sortie vélocienne ou cyclopétard/vélocia, probablement en 2007 ou 2008, je ne me souvient plus exactement quand mais je me souviens d’un moment en particulier. Un moment où je roulais à ses côtés, sur la rue Atwater vers le Mont-Royal et je me souviens de lui avoir dit que mon amoureux et moi avions beaucoup d’admiration pour elle et son chum Patrick. Nous étions pas encore parents mon chum et moi à cette époque mais on savait que ça s’en venait et Annick et Patrick étaient (sont encore) un très bel exemple que la vie active s’intègre bien dans une vie familiale. Je me souviens de lui avoir dit que j’aimais ça de voir leurs yeux illuminés lorsqu’ils parlent de leurs gars. Je ne sais pas si elle s’en souviens mais je veux qu’elle le sache, elle, Annick, a eu un impacte positif dans ma vie. Pour ça, je lui envoie un gros merci!
Je vous la présente, elle et sa famille, Annick.
Bonne lecture!
Nom: Annick Tremblay
Âge: 38 ans
Maman de François-Xavier 7 ans et Félix 5 ans
Cours depuis 10 mois
Site web: Annick Tremblay, Designer industriel
Mantra: Carpe Diem
Une vie de famille active
Avant d’avoir les enfants, mon conjoint et moi étions plutôt actifs et lorsque nous avons pris la décision d’avoir des enfants, nous voulions absolument les impliquer dans nos activités. La vie n’arrête pas de tourner avec l’arrivée des enfants, au contraire. Nous avons adaptés nos activités en fonction de l’âge des enfants. Au début, nous faisions du patins à roues alignées avec la poussette. Un peu plus tard, on privilégiait le vélo avec avec le siège ou la girafe. Maintenant on peut partir en patin ou en course et à pied et les enfants suivent avec leur vélos. J’aime notre dynamique familiale, ça bouge, mais ça nous ressemble. En 2008, nous avons fait L’île Dondaine en famille. Il s’agit d’une randonnée de vélo étalée sur 3 jours. Nous roulions environ 50 kilomètres par jour et revenions coucher au même endroit le soir. Il y avait beaucoup d’activités pour les enfants. Nous avons adorés l’expérience. En 2009 nous avons participé au Tour de l’île, le plus jeune était accroché à la girafe et le plus vieux qui avait alors 6 ans avait son propre vélo. Nous avions acheté une barre afin de pouvoir l’accrocher à son père au moment où il se sentirait fatigué. À notre plus grande surprise, il n’a jamais montré de signe de fatigue ou demandé à se faire attacher. Il a donc parcouru 50km. Nous étions très fiers. Nous faisons aussi de la randonnée pédestre en montagne en famille. Une amie à moi nous a fait découvrir les Adirondacks et les garçons adorent ça. Ce sont de magnifiques journées agrémenté d’un délicieux pic-nique au sommet.
Le vélo
J’ai rencontré Sylvie et Pascale sur Vélocia. Ces femmes m’ont définitivement inspirées. Elles sont un merveilleux exemple de femmes actives, intelligentes, enjouées, passionnées, et ce, tout en étant des mères dévouées. J’ai découvert le vélo avec ce groupe, qui m’a vite transmis la passion du vélo. J’adore les grandes randonnées de vélo, ça me permet de pousser la machine, mais aussi de m’évader dans mes pensées, d’admirer les paysages et de côtoyer des gens ultra sympathiques. J’adore le vélo, c’est un beau sport et je m’imagine en faire à 70 ans, me baladant dans différents coins de pays. Le seul inconvénient du vélo pour moi présentement, est que c’est une activité qui demande beaucoup plus de temps et ça cadre moins bien avec ma vie familiale. Les types de randonnées que j’aime faire peuvent prendre 3 ou 4 heures sur deux roues. Et ses randonnées sont souvent à l’extérieur de la ville, donc nous partons tôt le matin pour revenir en fin d’après-midi. Alors mon cœur de mère, rongé par la culpabilité, n’a pas envie de laisser les enfants à la maison avec la gardienne par un beau samedi ensoleillé. Ceci est un bel exemple d’adapter les activités en fonction de l’âge des enfants. Très bientôt (d’ici 5 ou 6 ans) nous pourront partir en famille pour de longues randonnées de vélo et les fistons dépasseront maman sans aucune difficulté ;)
La course à pied
Je ne suis pas une coureuse naturelle et encore aujourd’hui je trouve ça très difficile de courir. Ce sport demande de la discipline, de la rigueur, un bon cardio et dans mon cas, un bon coup de pied au derrière. J’admire tous les gens qui courent. Évidemment, j’ai une admiration sans borne pour les marathoniens mais aussi pour tous ceux qui cours en général, que ce soit un 5km, un 10km … peu importe la distance, la personne qui décide de courir, doit sortir de sa zone de confort et doit repousser ses limites pour parcourir la distance fixée.
En octobre dernier, j’ai décidé de me mettre en forme et de perdre un peu de poids. Pour atteindre mes objectifs, j’ai pris un abonnement dans un gym et un entraîneur privé. À raison de 2 fois par semaine en entraînement privé + 2 ou 3 cours de spinning, ma mise en forme allait bon train. À la mis décembre, mon chum (qui à ce jour, a couru 2 marathons) et mon coach m’ont suggérés fortement de me mettre à la course à pied. Je me suis alors inscrite au demi-marathon de la Banque Scotia en avril dernier. Ce que j’aime de la course c’est que c’est un entraînement super efficace. Avec la famille, il n’y a rien de mieux. On peut mettre nos souliers, sortir de la maison, courir 30min ou 1hre, sortir tout le méchant et voilà; c’est fait. Le rapport énergie dépensée versus temps est imbattable.
Sa plus belle course de course à pied
Jusqu’à maintenant j’ai couru 3 demi-marathons. Je ne suis pas très rapide mais j’améliore mon temps à chaque fois. C’est d’ailleurs ce que j’aime de la course à pied, c’est une compétition avec soi même. J’ai participé au demi-marathon Oasis le 5 septembre dernier. C’était une magnifique journée, ma nièce était sur le départ avec moi, tout le monde était de bonne humeur, je connaissais très bien le trajet, j’ai rencontré des amis en route, mon chum courait le marathon et mes enfants m’attendaient à l’arrivée. Que demander de plus!! Au 19ieme kilomètre, j’ai pu accélérer la cadence un peu (ce qui n’avait pas été possible lors des 2 premiers demi) et j’ai fait un temps de 2h06. Je participerai à mon 4ième demi marathon en janvier et j’adorerais le faire en dessous de 2 heures. Aussi étonnant que cela puisse paraître, malgré le fait que je trouve ça difficile, courir est comme une drogue. Chaque fois que je termine un demi, je me ré-inscris au prochain.
Fait cocasse, j’ai participé au “Disney Princess Half-marathon”. C’était de loin le plus ludique de mes demi marathon. Il y avait 10 000 filles et 500 gars (qui accompagnaient généralement leur blonde). La majorité des gens étaient déguisés ou du moins portaient un accessoire. Il y avait possibilité de se faire mettre du “spray net metal flake” dans les cheveux. La fée marraine donnait le départ et il y avait des personnages de Disney tout au long du trajet. J’en garde de bons souvenirs.
Conciliation travail/vie de famille et sport
Dans mon cas, la clé du succès, c’est d’intégrer l’entraînement dans un horaire familial. Si ce temps n’est pas prévu, il sera très difficile de le prendre parce qu’il y a mille autres choses à faire. Et s’il n’est pas prévu, il sera très facile de dire: je n’ai pas le temps. On doit prendre le temps. Mon conjoint Patrick et moi avons des plages horaires où nous nous entraînons et la fin de semaine, les enfants font partis de nos activités/entraînements. La semaine, j’essaie de courir sur les heures de lunch ou bien le soir après 20h00 lorsque les enfants sont couchés. De plus, lorsque je me déplace pour aller au gym, j’essaie de faire un entraînement de 2hres afin de maximiser mon temps et ne pas avoir à revenir chaque jour. Je voulais intégrer l’activité physique dans ma vie mais ne voulait surtout pas pénaliser les enfants.
Sa plus grande source de motivation
Au départ j’ai commencé à courir dans le but de perdre un peu de poids et aussi pour me mettre en forme. Maintenant, je me sens beaucoup mieux et je veux rester en forme. La maladie a frappé des gens de mon entourage et garder la forme est pour moi une façon de tenté d’éloigner la maladie (sachant très bien que nous n’avons pas le contrôle la dessus). J’essaie simplement de mettre les chances de mon coté.
Un entraînement mémorable
Mon premier 18km.
Au début de l’année, j’ai décidé de m’inscrire au demi-marathon de la Banque Scotia qui avait lieu en avril. Par le fait même, j’ai débuté mon entraînement en janvier. Le 20 février, j’ai fait mon premier 18km. C’était l’hiver, il faisait froid et j’étais terrorisée à l’idée de parcourir cette distance. Généralement, lorsqu’il fait froid, je cours à l’intérieur, mais pour une distance pareille, il était hors de question de courir sur le tapis, ça devient aliénant. Alors je suis partie de chez moi en direction du jardin Botanique. J’ai fait plusieurs tours de Jardins Botanique mais la plus belle des surprise m’attendais à chaque tour, ma famille m’accueillait avec des câlins, des bisous et du Gatorade. Les enfants ont construits un superbe bonhomme de neige. Ça s’est bien déroulé et je suis rentrée à la maison fière d’avoir parcourue cette distance et confiante de pouvoir compléter un demi-marathon.




Toutes mes félicitations Annick.
Ce qui ne m’a pas laissé indifférente dans ton histoire:
*Le 20 février, j’ai fait mon premier 18km. C’était l’hiver, il faisait froid et j’étais terrorisée à l’idée de parcourir cette distance. Généralement, lorsqu’il fait froid, je cours à l’intérieur, mais pour une distance pareille, il était hors de question de courir sur le tapis, ça devient aliénant. Alors je suis partie de chez moi en direction du jardin Botanique. J’ai fait plusieurs tours de Jardins Botanique mais la plus belle des surprise m’attendais à chaque tour, ma famille m’accueillait avec des câlins, des bisous et du Gatorade.*
J’aime tellement cette idée que je crois que c’est ce qu’il me faut pour franchir ce mur qui me terrorise .. de passer les 12km et me rendre au 21km avec le sourire. Merci.
C’est super stimulant de voir tes enfants qui t’attendent tout souriants et qui viennent te rejoindre pour courir un petit bout avec toi. Ce sera une belle victoire pour toi et un magnifique souvenir de famille. Une fois ce mur franchi, tu passeras facilement les autres étapes. Je crois que parfois c’est plus mental que physique et dans mon cas, mes enfants m’ont donnés le coup de pouce nécessaire pour y arriver. Bonne Chance et bonne course!! Annick :)