Âge: 37 ans
Maman de 3 enfants. Eliz 13 ans, Fred 10 ans et mini-Catherine 3 ans
Cours depuis 3 ans … j’ai débuté un mois après la naissance de mini-Catherine. En fait j’ai débuté par de la marche, plus ou moins rapide, et ai finit par jogger petit à petit …
Club: Aucun… mais si je réussissais à faire de la place dans mon horaire je suis certaine que cela m’aiderait à progresser… Un jour peut être!
Distance préférée: Le demi-marathon. Cette distance est suffisamment longue pour être un défi mais la charge d’entrainement reste raisonnable et facile à intégrer à l’horaire. Bien sur, j’écris sans avoir encore vécu mon premier marathon (ce qui sera fait bientôt puisque je serai sur la ligne de départ du marathon de Niagara Falls)
Les personal best:
5k: je n’ai jamais fait de compétition sur cette distance et jusqu’à présent je ne suis pas intéressé vraiment par le 5km.
10k: 56 minutes 15 secondes lors d’un triathlon en équipe l’été dernier. Ce temps ne m’a pas du tout satisfait. Je croyais faire mieux. Preuve que quel que soit la distance il faut toujours respecter la course.
21.1k: 1 heure 58 minutes le 5 septembre dernier lors du Marathon de Montréal…. Être sous les deux heures étaient mon objectif 2010. J’étais très euphorique en franchissant la ligne d’arrivée!
Elle a choisie la course à pied pour …
En fait j’ai choisi la course à pied pour des raisons totalement différente du pourquoi j’ai conservé la course à pied dans ma vie.
J’ai choisi la course à pied, après la naissance de mon 3ième (et dernier) enfants afin de retrouver la forme et un tour de taille convenable. Banal comme raison mais c’est la mienne!
Et voici la multitude de raisons qui font que j’ai conservé la course et intégrer celle-ci à ma vie :
1. ACCESSIBILITÉ : Comme plusieurs, mais je ne peux m’empêcher de le répéter, j’ai choisi la course à pied parce que c’est simple et accessible! Quel que soit l’heure, l’endroit, la température, le temps disponible c’est possible de sortir courir. Pas de gardienne? Pas grave on installe bébé dans le joggeur et c’est partie! En voyage? Une paire d’escarpins de moins dans la valise et la place pour les espadrilles est faites! Un horaire de fou?? Une petite demi-heure de course sur l’heure du lunch et les bienfaits sont déjà là! Pas de douche au bureau?? Débarbouillette et savon…. La douche est une invention récente et nos grands-parents étaient pas mal plus imaginatifs!
2. FACILITÉ : Je n’ai jamais été bonne dans les sports d’équipe et je suis même archi nul sur un plancher de danse. Peu de coordination, très mauvais rythme, enfin on peut imaginer le topo! La course à pied, à la base, c’est simple. On met un pied devant l’autre, sans devoir réfléchir comme lorsque nous étions enfants. Pour moi ce fut vraiment un aspect très importants… je me suis sentis à ma place dès le début de la pratique de cette activité.
Et surprise, la progression dans les premiers mois a été exponentielle. J’ai adoré me voir passé de 30 secondes de courses et vouloir mourir à 30 minutes sans arrêter… et ce, dans une seule saison.
3. MA SANTÉ : Mon père à fait un infarctus il y a 3 ans (heureusement aujourd’hui il va très bien). En fait, tous les frères et sœur de mon père ont des problèmes cardiaques…. Dans cette même période mon médecin m’a annoncé que je faisais du cholestérol (au point ou je devrais prendre des médicaments s’il n’y avait pas de changements significatif dans les prochains mois!!!) Moi?? Alors que j’étais abonnée à mincavie (pour ne pas le nommer), que je connaissais les sources de mauvais cholestérol et que je les avais bannis de ma maison… j’étais désemparé.
Celle-ci m’expliqua que je faisais du cholestérol de façon héréditaire et que le seul moyen qui me restait afin d’éviter la médication était d’intégrer le sport à mon hygiène de vie… J’avais trouvé une autre excellente (en fait, bien plus motivante que la perte et le maintien du poids) de sortir courir. Pour l’histoire… 6 mois plus tard lors de mon contrôle mon cholestérol avait retrouvé un niveau totalement acceptable et depuis trois ans il est toujours aussi stable.
4. MON PREMIER RUNNER’S HIGH: Je m’en souviens comme si c’était hier. Cette sensation de flotter, d’être en harmonie parfaite avec l’environnement. Ma tête avait fait le vide. J’étais bien et heureuse. Tout simplement. Je sors encore courir avec l’envie de vivre cette sensation. Elle ne vient pas toujours mais je sais qu’elle existe et je cours… et cours… en espérant la vivre encore…
5. GESTION DES ÉMOTIONS : J’ai un SPM disons assez/très difficile et je suis légèrement touché par la dépression saisonnière. La course à pied est ma médication. Depuis que je cours intensément mon SPM est à peu près disparue (au grand bonheur de mon amoureux!!!) mais il revient aussi rapidement si je ne cours pas durant cette période. Physiquement, lorsque j’arrête de courir plus de 3-4 jours en ligne je le sens tout de suite. Je me sens plus triste, nostalgique, moins patiente.
De plus, la course est ma méditation. Lorsque ma tête commence à « spinner » je sors courir… et je cours jusqu’à ce que je retrouve le calme… parfois je dois courir plus longtemps ou plus vite mais ça marche à tout coup!
La course m’apporte l’équilibre et l’énergie.
Meilleur repas post longue sortie
En fait ce n’est pas un repas en tant que tel, mais mon lait au chocolat et ma banane en revenant d’une longue sortie. Miam!
Dans le même ordre d’idée, pour réussir à déjeuner avant un demi-marathon je dois absolument manger quelque chose qui me fait plaisirs… c’est pourquoi je m’autorise toujours une énorme couche de Nutella sur mon bagel accompagné d’un bon café!
Prochain objectif, un marathon!
C’est pour bientôt, très bientôt même! Je serai sur la ligne de départ du Marathon de Niagara Falls le 24 octobre prochain. Je suis de plus en plus nerveuse et excitée à l’idée de réaliser ce défi.
Pourquoi??? Je ne le sais pas encore totalement pourquoi…
Pour relever un défi, pour me prouver que je peux encore faire des choses hors du commun, parce que j’ai envie de voir et de repousser mes limites, parce que profondément, à l’intérieur de moi, je le sens et j’ai envie de le vivre.
Finalement pour pouvoir me présenter et dire : Bonjour, moi c’est Caroline et au lieu de dire je suis fonctionnaire ou mère de famille je pourrais dire je suis marathonienne!!! J’aime!
Meilleur moment de la journée pour courir
Très tôt le matin. La semaine je sors courir vers 5h00 pendant que toute la maisonnée dort encore. Ce moment m’appartient à moi seul et surtout, je n’ai pas l’impression de « voler » du temps à la famille. Bien sur, certains matin, j’ai juste envie de faire semblant d’avoir oublié et ne pas me lever mais je cours depuis assez longtemps pour savoir que les bienfaits seront plus grands que le supplice de se lever et de sortir… Tel un automate, je me lève, m’habille et sors! Après quelques pas je suis contente d’avoir combattu ma paresse!
Dans la catégorie gestion du temps, elle est experte à …
Pas le choix de gérer notre temps! J’ai une carrière, mon chum une entreprise, mes 3 enfants ont des activités (danse, natation, ski alpin en famille l’hiver) et nous avons une vie sociale bien remplie!
Nous avons une routine mais je cela ne veut pas dire que notre vie est plate et ennuyante. En fait cela nous permet d’être efficace, de ne rien oublier et d’avoir encore du temps pour s’amuser, courir et même rien faire!
Des exemples?
Les lunchs du midi et les repas du soir sont préétablis une semaine d’avance, pas de stress le jeudi matin parce qu’on s’aperçoit qu’il n’y a plus rien pour le dîner!
Le matin avant de quitter pour le travail je pars un lavage… quand je reviens la brassée va dans la sécheuse… en soirée en relaxant je plie le panier en moins que deux. De cette façon pas de panier qui déborde et un samedi perdu à faire 6 brassées!
Chacun nos tâches! Je ne touche pas à la piscine, ni à la tondeuse et encore moins à la pelle l’hiver et mon homme me laisse faire l’épicerie, les repas et le lavage. Nous savons ce que nous avons à faire et nous y trouvons notre compte. C’est peut être moins romantique mais sincèrement plus efficace!
Nous avons fait le choix d’investir et de payer une femme de ménage. Le dimanche matin je peux quitter pour ma longue sortie car la maison est déjà propre!
J’ai le privilège (et j’en suis consciente) d’avoir un employeur qui me permet la conciliation travail/famille. J’ai accès à des horaires variables. Je peux donc arriver plus tard un matin si c’est trop le rush… à la condition de finir un peu plus tard ce soir là… et vice-versa!
Sur mon calendrier mes sorties de courses sont toujours inscrites à l’avance… elles sont aussi importante que le reste de mes activités. Concrètement ça me permet de ne pas devoir trouver des « excuses » pour ne pas courir. Par exemple : Lorsque j’ai un souper d’amis le samedi soir… je fais ma sortie longue le samedi matin, en prévision d’un dimanche matin un peu trop difficile.
Le support de ma famille m’est primordial !
Oh que oui!
Mon conjoint ne fait pas de course mais il est toujours là pour me soutenir. Lors de mes longues sorties du week-end il lui arrive d’embarquer sur son vélo et de me suivre pour me fournir en eau et pour me dire que tout va bien… ou bien, il me dépose au point A pour me reprendre plus tard au point B (pour moi c’est un réel bonheur de faire une longue sortie qui n’est pas un aller-retour!)…
Il est toujours du voyage lorsque je participe à des événements. En septembre 2010, à Montréal, il a pris le métro 3 fois avec les 3 enfants… afin de m’encourager tout le long du parcours!!!!
Les jours de semaine, malgré un travail très prenant, il s’occupe d’aller reconduire la plus petite à la garderie et s’assure que les boîtes à lunch des plus grands sont complètes… il me permet de partir courir la tête libre et aussi de prendre quelques minutes pour me doucher, coiffer et maquiller avant de quitter pour le bureau.
Ma grande Elizabeth, plus d’une fois à garder son frère et sa petite sœur pour me permettre d’aller m’entrainer un vendredi soir ou un samedi matin (alors que mon conjoint était au travail)… et mini-Catherine a bien hâte de faire sa première course « comme Maman »… ce que nous ferons probablement à Ottawa en mai 2011!|
Sa plus belle course à vie
Montréal septembre 2009 (première course à vie) et Montréal septembre 2010!
Demi-marathon de Montréal septembre 2009
Je disais souvent que j’aimerais faire une course sans jamais y croire vraiment. Lors d’un souper (un peu trop arrosé) mon frère ma challengé et je me suis engagé à courir un demi-marathon… 3 mois plus tard! Question de me mettre vraiment de la pression je l’ai même annoncé sur ma page facebook ;-)
Le lendemain matin j’imprimais le programme de course à pied offert par le marathon et je m’inscrivais officiellement…. Je ne pouvais plus reculer.
La veille de cette course j’étais tellement nerveuse!!! J’ai du me lever au moins 8 fois durant la nuit pour aller au toilette, je n’étais pas du monde avec mon amoureux (qui fut d’une patience d’ange avec moi) j’avais cette peur de ne pas réussir… la peur de l’inconnu.
Lorsque j’ai pris le métro et que j’ai commencé à voir cette masse de gens comme moi qui se rendait sur le pont j’ai commencé à sentir l’excitation montée et la nervosité descendre… je n’étais plus seule dans ce bateau… Je ne connaissais personne mais nous avions tous un point en commun.
L’attente sur le pont, le départ lent (j’ai du prendre plus de 10 minutes pour franchir la ligne de départ) et cette marée humaine qui courrait « avec » moi en plus de tous les supporteurs. Je crois bien qu’il faut le courir pour comprendre l’énergie qu’il y a à ce moment!
Jusqu’au 17-18 km j’ai couru dans la joie et l’euphorie. Je faisais mon premier demi-marathon. Je regardais partout, je souriais, je vivais totalement le moment présent. Moi, Caroline, était sur le point de courir 21,1 km!
Les derniers kilomètres ont été plus difficile (disons que je ne m’attendais pas à la montée de Pie-IX!) j’ai donné tout ce qui me restait d’énergie et même un peu plus. Pour cette première course j’espérais un temps de 2h15…. J’ai terminé en 2h09m20s. C’était mon premier PB! Et qu’elle fierté de quitter le stade, médaille au coup.
Demi-Marathon de Montréal septembre 2010
En septembre 2010 j’ai couru Montréal à nouveau. Je voulais revivre cette course en connaissant le parcours… pour voir si ce serait différent. La veille, contre toute attente j’étais aussi nerveuse et aussi déplaisante avec mon amoureux qu’en 2009!!!
Dans le fond de moi-même je voulais courir sous les 2h00 mais j’avais l’impression de ne pas avoir progressé durant l’année….
Contre toute attente, ce fut, physiquement et mentalement, une course quasi parfaite! Mes fréquences cardiaques ont été stables durant toute la course, ma vitesse aussi. J’étais heureuse, détendue et surtout j’attendais la montée Pie-IX de pied ferme!!! J’étais euphorique lorsque j’ai fait mon entrée dans le stade et que j’ai franchi la ligne d’arrivée en 1h58m56s…. et toujours aussi fier de quitter le stade médaille au coup!
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Mantra: Si tu veux courir, cours un kilomètre.
Si tu veux changer ta vie, cours un marathon.
Emil Zatopek
Caroline

Ha! Ha! Ha! Ce portrait m’a bien fait rigolé surtout quand j’ai attaqué la portion: *Gestion du temps* Monsieur à ses Ministères et madame les siens. C’est pareil chez nous et c’est parfait ainsi! Bravo Caroline. Belle détermination.
Comme toujours j’ADORE les portraits que tu fais des mamans coureuses….. Quelle femme extraordinaire qu’est Caroline avec trois enfants en plus… Belle organisation!!!
Bravo!!
La maisonnée de Caroline a l’air pleine de vie et… quelle organisation!
Encore une fois: super portrait.
Ça donne le goût à toutes les mamans de courir j’en suis sûre!
Bravo Caroline ! Merci de nous partager tes bons trucs !
C’est très motivant de lire de beaux témoignages comme celui-là !
Merci