Récit d’un premier marathon, d’un grand rêve réalisé

Ma nuit s’est relativement bien passée. J’ai tout de même dormis par bout avec un sommeil léger. Je me réveillait au 90 min. J’ai même rêvée que j’arrivais en retard au marathon (un classique !) et que j’avais de la difficulté à partir.

Reste qu’à 4h30, le téléphone de l’hôtel m’a réveillée. J’avais programmée ma montre au cas où. Pas nerveuse la fille …

Pour déjeuner, j’ai pris une banane, un bagel au sésame et une barre tendre. Du gatorade et de l’eau comme breuvages.

Nous avons quitté l’hôtel à 6h00. Il y avait beaucoup de coureurs dehors. Nous allions tous dans la même direction. J’en ai profité pour me réchauffer un peu. J’ai jogger et marché pour les 2 km qui me séparait des toilettes chimique !

Point de vue toilettes, il n’en manquait pas. Un gros Bravo aux organisateurs.

À 25 minutes du départ, j’étais à mon spot et JP était juste à côté de moi, de l’autre côté de la clôture. C’est là que j’ai commencé à être émotive.

C’est comme si je ne réalisais que j’allais courir un marathon. Intellectuellement, je le savais, mais j’étais comme dans une bulle. C’était la première fois que je vivais ça. Comme si je voulais me rappeler de chaque instants, chaque visages, chaque secondes. C’était le début. Le moment que je souhaitais vivre depuis très longtemps.

Quand JP m’a quitté, à 2 minutes du départ, j’ai eu de la difficulté à retenir mes larmes. C’était surréel.

5-4-3-2-1 Yo ! Let’s Run !!! Sur la musique de Rocky, le départ est donné. Ça m’a pris 5 minutes pour arriver à la ligne de départ. Je trippais. Un sourire m’habitait et ne pouvais me quitter. Je surveillais attentivement JP car s’il ne me voyait pas, il aurait eu de la difficulté à me suivre et me trouver. Nous étions tout près de 15 000 coureurs avec le demi marathon. Quand je l’ai vu, je me suis arrêter pour l’embrasser. Il a croqué ce cliché !

Mon marathon

Le parcours est superbe. Il nous fait voyager dans divers environnement de la ville. J’ai été charmé par les parcs. On a d’ailleurs couru presque le 2/3 du marathon entouré d’eau et d’arbres. Pas facile la vie !!!

Le premier demi à été merveilleux. Comme je portais le chandail des Vainqueurs, je me suis fais un ami au début du parcours. Un homme d’un certain âge qui m’a demandé si je venais de Montréal. Nous avons jasé un peu. Je me suis rendu au demi en 2h17. Je ne me sentais pas fatiguée. Mes jambes étaient fluides et mon souffle collaborait.

C’est rendu au 28 ième km que j’ai commencé à sentir une fatigue. Les kilomètres les plus difficiles furent entre le 28 ième et le 39 ième. À ce moment, j’ai fait 5 pauses de marche rapide avec de grandes enjambée. J’ai pris le temps de bien m’hydrater et de penser positivement pendant ce moment difficile. Je n’avais pas de grosses douleurs, c’était simplement une fatigue. Mon corps qui réagissait à quelques chose de difficile.

Voici quelques photos que JP à pris de moi pendant les 17 premiers miles (après ça, il m’a quitté pour aller chercher ma caméra à l’hôtel et porter le vélo, question de ne pas rater la finale)

Les km 39 à 42.2 furent mémorables. Je me suis sentie tellement heureuse et privilégiée d’être rendu là. Je me suis mis à courir comme si je commençais ma journée. J’ai même eu des pointes de plus de 11 km/h. J’avais une image en tête et s’était la ligne d’arrivée. J’étais maintenant convaincue que j’allais finir en bas de 4h45. Je poussais, j’avais le dos droit, j’avais presque l’air de ne pas être fatiguée. Mais je l’étais. Je ne sentais pas de douleurs. Plus on approchait du 26 ième mile, plus il y avait des spectateurs qui nous encourageaient. Let’s go, your almost home. Great way to finish strong. C’était magique.
Quand j’ai vu le finish, je me suis mis à courir plus vite. J’y étais. Je l’ai fait. Je suis marathonienne. Mon rêve est accomplie.

Quand j’ai vu mon chum, j’étais tellement confuse. Je voulais pleurer et rire en même temps. Il m’a serré fort et m’a félicité. J’étais tellement heureuse et tellement fatiguée. J’avais froid. J’avais mal aux jambes. Mais tout ça n’avait pas d’importance car l’euphorie prenait le dessus sur tout.

Le plus difficile, c’est après; c’est de marcher et de récupérer. Gérer mes émotions et les vivres pleinement.

Des histoires de course

En regardant autour de moi, j’ai vu pleins de coureurs inspirants. Beaucoup couraient pour une cause. On pouvait le lire sur leur chandail. Certains étaient déguisés avec des chapeaux amusants.

J’ai réellement pensée à tous les gens à qui j’avais dédié un mile. Ça m’a beaucoup aidée. J’avais une petite liste avec moi pour être certaine de ne pas oublier personne. Ça m’a donné beaucoup d’énergie.

Les spectateurs étaient super. Ils nous offraient des kleenex, des jujubes (que j’ai pris avec joie), des brownies et des réglisses. Même de la bière. Par contre, je ne m’imaginais pas prendre de la bière en plein marathon. Nous avons passé dans le quartier étudiant où les jeunes nous encourageaient. Ils étaient drôle.

J’ai aussi croisée une coureuse exceptionnelle. Je ne me souviens plus de son nom, mais elle a passé à 2 reprises dans Runner’s World dans le numéro où ils font des profils de gens extraordinaire qui s’appèle Heroes. C’est la fille qui a une jambe. Quand je l’ai vue, je lui ai criée, ”Way to go !” et elle m’a répondu, ”You too !” Ça m’a fait chaud au cœur.

Un autre moment qui m’a fait plaisir, c’est quand j’ai croisée Gilles l’Espérance du club des Vainqueurs. Il m’a crié, let’s go Vainqueurs, on lâche pas ! C’est des moments comme ça qui donne du jus.

L’après-marathon

Arrivée l’hôtel, j’étais en état de choc. Mon corps tremblait. J’avais froid et chaud. Ça n’a pas durée longtemps et ça ne m’inquiétais pas non plus. J’ai pris le temps de décompresser. Faire une sieste. Aller souper. Prendre du recul.

Je sens que cette expérience va me transformer à tout jamais. Je vais en retirer beaucoup de choses. Je ne pourrais plus revenir en arrière. C’est rendu mon mode de vie, la course à pied, le dépassement de soi, les défis de taille. J’en veux plus, je veux aller plus loin.

Ce jour est sans contredis un des plus beau jour de ma vie. Mes idées ne sont pas encore toutes claires, mais je sais une chose, c’est que n’importe qui peut décider de se donner un défi à réaliser et y arriver. Pour ceux qui me connaissent, vous savez d’où je partais et pour ceux qui ne me connaissent pas, rien n’est impossible. J’en suis la preuve vivante.

PAIN IS TEMPORARY, PRIDE IS FOREVER !

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24 Responses to “Récit d’un premier marathon, d’un grand rêve réalisé”

  1. Vérane 18. Nov, 2007 at 23:01 #

    BRAVOOOOOOOOOOOOO Sylvie!!

    Je suis tellement heureuse de savoir que tout s’est bien passé. Je dois dire que j’étais un peu inquiète, car ton nom ne figure pas dans la liste des participants que j’ai épluchée plus d’une fois!?

    J’ai eu les larmes aux yeux en regardant le vidéo de ton arrivée. Je suis très très contente pour toi!!

    Figure-toi que tu m’as reveillée par la pensée ce matin à 7h et que, moi aussi, j’ai rêvé du marathon cette nuit! ;-o) Qu’est-ce que ça va être qd ce sera mon marathon! lol!!

    Encore mes félicitations!! Je te souhaite maintenant un bon repos bien bien mérité!! ;-))

    Je vous embrasse tous les 2! Profitez-bien de votre séjour!

    À bientôt!!

  2. Anonymous 18. Nov, 2007 at 23:06 #

    Félicitations ! Moi, aussi, j’ai pensé à toi. Je n’ai jamais douté de tes capacités et je t’encourage pour tes prochains grands défis.
    Bonnes vacances !
    Laetitia

  3. Trotteur de l'est 18. Nov, 2007 at 23:39 #

    C’est fait, tu as réussi!!!! Un gros BRAVO!

    Moi aussi je te cherchais dans les résultats ce matin et je ne t’ai pas trouvé. Les photos de ton chum prouvent que tu y étais :)

    Ton compte rendu de ta nuit de sommeil m’a rappelé celle qui a précédé mon marathon. J’avais fait le même genre de rêves. C’est vraiment une des pires nuit de “sommeil” de ma vie! On dirait que c’est comme ça pour tout le monde la veille d’un premier marathon.

    Courir un premier marathon, c’est beaucoup de confiance, de doute, d’endurance, de douleur, de bonheur, de fierté et d’émotions.

    Bon retour

  4. Eric 19. Nov, 2007 at 07:34 #

    Tu es une vraie vainqueurs. Toutes mes félicitations!

  5. Eric Lemyre 19. Nov, 2007 at 09:14 #

    Wow Sylvie… que d’émotions pour toi et pour tes lecteurs (admirateurs). Tu est la preuve vivante que la détermination nous amène bien au-delà de nos rêves les plus fous. Tu as fait tellement de chemain depuis que tu t’entraines, tu es un exemple pour nous tous.

    Je suis fière de toi !

    Moi aussi j’ai cherché tes résultats sur le site mais en vein. De toute façon, si l’on suit ta logique, le chrono n’a pas d’importance… et tu as raison.

    Je t’encourage à continuer la course à pied, surtout si l’objectif ultime est le plaisir et le dépassement de soi.

    Eric (go, go, go!)

  6. Phil 19. Nov, 2007 at 09:45 #

    w.o.w. !!!

  7. Anonymous 19. Nov, 2007 at 09:51 #

    WOWWWWWW… tu as réussi comme tu nous l’avais dit…. tu es une vrai marathonienne maintenant… Encore bravo!!!

    André VD

  8. Dominique 19. Nov, 2007 at 21:40 #

    Ma belle Sylvie, que je suis fière de toi! Tu as réussi, tu es maintenant marathonienne. Wow! Toutes mes félicitations! Profites de tes vacances maintenant et dis bonjour à Ina de ma part.

    Ta maman qui t’aime! XOXOXO

  9. Eric 19. Nov, 2007 at 22:17 #

    Félicitation Sylvie!

    J’avais bien hâte de lire ton compte rendu et voir comment tu avais vécue toutes ces émotions…Bienvenue dans le grand club des marathoniens

    Prends le temps de bien récupérer dans les prochaines semaines, tu le mérites bien

    À bientôt

    Eric B.

  10. Véronique 20. Nov, 2007 at 08:07 #

    Wow ! wow ! wow ! BRAVO ! Félicitations ! J’ai eu des frissons dans le dos en regardant le vidéo. Quel beau souvenir.

    Comment se sent la marathonienne aujourd’hui ?

  11. Anonymous 20. Nov, 2007 at 12:54 #

    Bravo Sylvie,
    Tu t’étais donné un objectif, tu l’a atteint. C’est énorme… Mais au delà de la fierté, j’espère que tu a aussi pu profiter du plaisir de courrir en groupe, de ces sons de semelles qui frappent le sol en cascade, ce ces sourires complices de tous les marathoniens entre eux. C’est auss pour ça qu’on le fait en groupe, net non tout seul dans son coin.

    Moi, je me suis contenté cet été d’un 2e triathlon olympique, et de quelques “15 kilomètres” relaxes. Trop impatient pour me farcitr 4 heures de course. Ça viendra peut-être un jour. Je penserai alors à toi.

    Pierre Sormany

  12. Guylaine 21. Nov, 2007 at 09:47 #

    Chère Sylvie, je ne doutais pas une seconde de ta réussite…et je suis vraiment fière de toi. J’ai les yeux pleins d’eau suite à la lecture de ton expérience et je suis vraiment émue et chanceuse que tu me la fasses partager.M’as-tu entendu crier Go Sylvie Go? Pierre me dit qu’il a des croûtes à manger pour te suivre maintenant! HIHI! Bravo!

  13. Anonymous 22. Nov, 2007 at 12:09 #

    Bravo Vie! J’ai bien aimé lire et voir ton récit et bonne idée de filmer ton arrivée. À ce que je peux voir, tu as eu de l’ecouragement à plusieurs endroits. Bonne chance dans tes prochains défis

    Saucony

  14. Liette 23. Nov, 2007 at 16:11 #

    Félicitations Sylvie,

    Tu es une source d’inspiration pour moi qui me suis mise à la course tout récemment!!

    Au plaisir!!!

  15. Anonymous 03. Dec, 2007 at 18:34 #

    Super beau récit… j,en ai eu le motton!!!
    Je suis si fière de toi! Un rêve de réalisé, tu peux maintenant passé aux autres… hi!hi!hi!

    Bonne semaine et donne-moi de tes nouvelles plus souvent, je m’ennuie de toi!

    Ton amie, Julie xxx

  16. Normand 04. Dec, 2007 at 09:30 #

    Il y a plusieurs façons d’atteindre ses buts. La tienne est sûrement une des plus nobles.

    Félicitation!

  17. Anonymous 16. Dec, 2007 at 13:45 #

    Sylvie,

    J’ai enfin eu le temps de terminer ton récit. J’ai été très émue et je me rends compte en lisant les commentaires que je ne suis pas seule. Ça donne envie de se lancer dans la course à pieds. Félicitations et merci de me faire partager ce que tu vis. À la prochaine, Line

  18. Eva! 08. Aug, 2010 at 23:32 #

    sylvie, je viens de le lire, ça m’a beaucoup émue, c’est touchant comme récit, c’est motivant aussi! je te souhaite ton ironman, une autre étape, un autre point de non retour qui change une personne! :)

    marie eve tremblay

    • Sylvie 09. Aug, 2010 at 05:37 #

      Merci Marie-Ève!!
      Je te souhaite la même chose … et comme premier marathon, Philly rock !!!!
      xxx

  19. Melanie 18. May, 2011 at 14:18 #

    Mon dieu alors c’est ça courir un marathon pour la 1ière fois! incroyable… J’ai eu l’impression de courir à tes côtés en te lisant… Félcitation! :)

    • Sylvie 18. May, 2011 at 14:33 #

      Merci Mélanie! Je te souhaite de vivre ton premier à fond car tu n’as qu’une seule chance de vivre un premier marathon. Enjoy!

  20. Mijo 19. May, 2011 at 08:01 #

    Un récit vraiment émouvant. Je lis tes archives depuis quelques temps et j’adore le bonheur et la joie de vivre qui se dégagent dans presque tous tes billets.
    C’est très inspirant et bravo, bravo, bravo à la Marathonienne souriante.

    • Sylvie 19. May, 2011 at 08:27 #

      Ohh! Merci tout plein pour ce gentil commentaire.
      Bonne journée :)

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  1. Choisir son premier marathon | Maman marathonienne - 03. Jan, 2012

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